L'histoire commence en 1985. Un petit groupe de voltigeurs évoluant à Lasbordes se forme, et deux compères vont être les initiateurs, ou plutôt les rassembleurs de ce qui va devenir l’A.T.V.A . Non les ministres des finances de l’époque n’y sont pour rien, c’est l’Association Toulousaine de Voltige Aérienne, club reconnu par la FNA, nombre d’avion : 0.


L’envie de faire de la voltige va se propager à toute la plateforme.


Ce petit groupe, animé par « Le belge », va se mettre en quête d’un avion, un cap 10 d’occasion, financé par des provisions sur compte. Cet avion sera le MU, en caisse à Tahiti. Une fois l’affaire conclue, elle sera finalisée après ouverture des caisses en France et vérification de l’avion… Sage précaution puisque l’examen final démontrera que le bois a pourri sous les tropiques et que l’avion est inutilisable. Espoir déçu mais il en faut plus pour les décourager !


           Après avoir convaincu les politiques et l’administration qu’ils étaient des rigolos très sérieux, en 1990, ils se proposent pour organiser les championnats du Monde de 1992 qui doivent avoir lieu en France. Un dossier est monté, un soutien de toutes les institutions leur est accordé, quand c’est Le Havre qui est choisi… D’autres auraient été abattus pour moins que çà, mais fin 1990, l’URSS en déconfiture indique qu’elle ne pourra pas tenir ses engagements pour organiser les championnats d’Europe en 1991. Les instances se retournent vers Toulouse et lui demandent si elle est prête à relever le défi impossible dans les 6 mois.

L’A.T.V.A relève ce défi et, à l’Assemblée de janvier 1991, l’ATVA prend le nom de MIDI-PYRENEES VOLTIGE. La machine est lancée !

Soutenue par la région pour l'achat d'un CAP 231, le dernier né de Mudry. L'organisation des championnats d’Europe de Muret est sans faille. Les compétiteurs, participants, staffs internationaux, etc… citeront longtemps la qualité de l’organisation de ces championnats !


Fin 91, avec des dettes (20% du 231 F-GKKB à payer), MPV n’a que 2 personnes qui peuvent voler sur le 231. Les autres membres volent sur le HU. L’enthousiasme qui règne fait que le club décide de passer la vitesse supérieure et d’acheter un CAP 10. Ce sera le F-GMPV, acheté neuf en copropriété avec le Languedoc (club qui deviendra l’ACTMP). Le but : disposer d’un avion permettant à celui qui est au fin fond de la région de découvrir lui aussi, s’il le désire, la voltige. L’euphorie qui en résulte sera exceptionnelle et 550 heures seront faites en 1992, avec beaucoup de débutants. Merci Gim !


            La dynamique ne s’arrête pas là : en 1993, l’EPAG à Tarbes supprime son unité et vend ses avions. On nous propose d’en racheter un. Ok : il est bien, pas cher, mais MPV est sans le sou. Alors tout le monde met un gros paquet de provision sur son compte, on complète avec un emprunt et on achète le YF.

Un club sans toit, 3 avions dispersés, un lien Internet : nous sommes le 1er club de voltige réel et virtuel à la fois. Grâce aux deux CAP 10, à tous les instructeurs que Gim a formé à la voltige, on est en mesure de prêter les avions et d’être le club régional complémentaire des autres clubs.


MPV est devenu ce que ses fondateurs n’avaient pas eu l’audace d’exprimer lors de sa création. Rêves et utopies peuvent aussi se concrétiser.

 

En 1994, le CAP231 est remplacé par le tout nouveau CAP231EX, récemment champion du monde en Hongrie avec Xavier de Lapparent. En 1999, cet avion sera remplacé par le tout nouveau chef d'oeuvre de chez Mudry, le CAP232. MPV aura pendant toute son histoire un avion monoplace à la pointe du progrès.


A l'aube du millénaire, MPV se lance dans l'organisation de ce qui seront (pour le moment) les derniers championnats du Monde de voltige hébergés en France. Ce seront les WAC2000, qui auront lieu à Muret. Evénement qui restera gravé dans la mémoire de tous les passionnés d'aviation de la région.


Courant 2003, une nouvelle aile en carbone est étudiée pour les CAP 10. Pour garder des avions à la pointe du progrès, MPV fait rétrofiter ses deux avions biplaces.


En 2007, l'éternelle question d'un avion intermédiaire entre le CAP 10, avion école et le CAP 232, avion de compétition haute performance se pose toujours, la transition entre ces 2 avions étant très difficile (l'auteur de ces lignes peut en témoigner). Le choix du club se porte sur un Extra 200, acheté d'occasion aux USA. Ce choix impliquera de se séparer de notre deuxième CAP 10, qui ira chez les Ch'tis. L'Extra 200 fera son premier vol au club début 2009. 


Outre sa politique de formation, MPV a organisé en collaboration avec les aéroclubs de la région Toulousaine de nombreuses compétitions nationales. Depuis 2010, la fédération nationale aéronautique a décidé de donner une visibilité particulière aux championnats de France monoplace. Cette décision implique une organisation sans faille, du fait de l'ouverture au public, aux médias, via l'organisation d'un meeting de clôture. En avril 2011, Niort est contraint d'annuler l'organisation des championnats de France monoplaces, et la fédération demande à Toulouse d'héberger  l'organisation des championnats de France à Castres. Cette tâche, à priori impossible, sera gérée par MPV en moins de deux mois. Cette compétition, parrainée par Laurent Cabrol et Michel Drucker, restera longtemps une référence.


L'arrivée sur le marché de nouveaux avions monoplaces (Extra 330, Xtreme...) va doucement pousser les avions Mudry loin des podiums des compétitions de niveau Unlimited. Ce constat établi en 2013 se confirme, malgré le titre de championne du monde d'Aude Lemordant (ancienne pensionnaire du club) sur CAP332. Le choix d'un avion de remplacement se restreint à l'EA330SC et à l'Xtreme XA41 du fait de la nécessité d'avoir un avion certifié, pour des raisons de facilité d'exploitation au sein d'un aéro-club. Quelques membres de MPV iront en mai 2013 essayer un Extra 330SC en Espagne, et reviendront enthousiasmés de cette expérience. En conséquence , notre vénérable GIXY est mis à la retraite, après avoir été classé 4e aux championnats d'Europe Advanced en Pologne, et MPV exploite désormais un Extra 330SC, le F-HLAS.